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32e journée du CILSS

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Le 12 septembre, le Comité inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) a célébré sa 32e journée sur le thème : « Utilisation et occupation des terres : l’atlas des paysages du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, un outil de planification et d’aide à la décision ». Dans son allocution, le président du Mali et président en exercice du CILSS, Ibrahim Boubacar Keïta, a souligné l’importance de cette thématique, eu égard à son impact sur la productivité agro-sylvo-pastorale, la désertification et la biodiversité ainsi que sur les conflits locaux ou interétatiques dus aux migrations économiques et transhumances transfrontalières. Il a rappelé l’appel des ministres africains lancé le 15 juin en direction de la communauté internationale, demandant la création de partenariats pour réhabiliter 10 millions d’hectares de terres dégradées et créer 10 millions d’emplois pour les jeunes et les femmes. À l’occasion de cette journée, le président Keïta a présenté un nouvel atlas publié par le CILSS, intitulé « Les paysages de l’Afrique de l’Ouest : un monde en pleine évolution ». Cet ouvrage, résultat de recherches approfondies, montre la dégradation des habitats naturels et de la biodiversité et l’érosion des sols, conséquence de la croissance démographique et de la multiplication par deux des surfaces agricoles entre 1975 et 2013 qui en a résulté. L’atlas met également en avant les expériences positives donnant lieu à « l’augmentation de la biodiversité sur les terres agricoles, la régénération du couvert arboré, l’utilisation de techniques de préservation de l’eau et du sol pour améliorer la productivité des terres » comme l’a souligné le président Keïta. L’atlas a été conçu pour être à la fois un outil de sensibilisation des populations de la région et un outil d’aide à la décision et à la planification pour les responsables ouest-africains. Cet ouvrage est « un document de référence, de capitalisation et de plaidoyer qui peut faire prendre conscience aux décideurs et aux citoyens, des changements inquiétants en cours et les éclairer sur les comportements à adopter. Nous voulons que ce document soit un instrument de travail, de décision pour les politiques afin d’améliorer la productivité agricole, d’où sa vulgarisation », a déclaré Ibrahim Boubacar Keïta, invitant les pays africains à s’approprier le document pour prendre les mesures pertinentes afin de préserver leur environnement.