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52e sommet de la CEDEAO

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La 52e Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO s’est tenue le 16 décembre à Abuja, au Nigéria. Cette réunion annuelle a été l’occasion pour les dirigeants de la région de faire le bilan du processus d’intégration régionale ouest-africaine et d’appeler à son accélération par la mise en œuvre de projets d’infrastructures et de réformes coordonnées de l’environnement des affaires. Bien que des avancées aient été enregistrées, comme l’adoption récente du code des douanes de la CEDEAO, les obstacles persistent sur la voie d’une intégration renforcée. Le projet de création d’une union monétaire est retardé par une trop lente harmonisation des politiques monétaires régionales ; la libre circulation des personnes et des biens demeure entravée par des pratiques irrégulières aux frontières. Les perspectives économiques de la zone, encourageantes (le PIB réel est projeté à 2,1 % en 2017 et 3,1 % en 2018), prêtent à la poursuite des projets et des réformes structurels en faveur de l’intégration et de la diversification économique, mais les risques d’insécurité alimentaire et nutritionnelle, après une campagne agropastorale mitigée, constituent une préoccupation. Il en est de même pour le péril terroriste, qui reste immédiat dans la région, malgré les résultats positifs enregistrés par la Force multinationale mixte du bassin du lac Tchad dans la lutte contre Boko Haram et dans l’opérationnalisation de la force conjointe du G5 Sahel. Plusieurs situations nationales ont par ailleurs été évoquées lors de la Conférence, donnant l’occasion aux États membres de promouvoir la paix et la démocratie dans la gestion des crises électorales ou post-conflit en Gambie, en Guinée-Bissau, au Libéria, au Mali et au Togo. Les dirigeants de la région ont par ailleurs fermement condamné les traitements infligés aux migrants et réfugiés Africains en Libye. Sur le plan institutionnel, la Conférence a été marquée par la nomination de Jean-Claude Brou à la présidence de la Commission de la CEDEAO et par la mise en place d’un comité en charge d’étudier et de superviser les candidatures d’adhésion déposées cette année par le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie. 
 

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