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Alliance Sahel : solutions locales, gouvernance et décentralisation

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À l’initiative de l’Allemagne, de l’Autorité du Liptako-Gourma et du PNUD, les membres de Alliance Sahel se sont réunis du 20 au 22 novembre 2019 à Niamey, au Niger, pour un atelier régional de réflexion sur le thème « Gouvernance et décentralisation, vecteurs de paix et de stabilité au Sahel ». Une trentaine de participants venant de différents niveaux administratifs (local, national et régional) des pays sahéliens ainsi que des partenaires internationaux ont débattu des tendances, problèmes et perspectives actuels liés à la décentralisation. Dans un communiqué, les représentants des collectivités territoriales des trois pays de la région du Liptako-Gourma (Burkina Faso, Mali et Niger) ont lancé un appel aux membres et aux partenaires de l’Alliance Sahel visant à les impliquer davantage dans toutes les étapes des projets - de l’identification, de la formulation et de la mise en œuvre au suivi et à l’évaluation des résultats - envisagés dans le cadre du programme d’investissement prioritaire de l’Alliance.
 
L’objectif de l’atelier était d’identifier de nouvelles opportunités d’actions collectives pour renforcer la décentralisation et la gouvernance locale dans le but d’éliminer la pauvreté, de prévenir les conflits et de renforcer la cohésion sociale, particulièrement dans les zones frontalières fragiles. Le débat a mis l’accent sur la nécessité de développer des projets de développement intégrés qui impliquent fortement les populations locales à tous les niveaux au lieu de fournir une aide au développement venant de l’extérieur, sans moyen de transférer les connaissances ou les ressources aux autorités locales. À partir de plusieurs activités pratiques, les participants ont partagé leurs expériences et les bonnes pratiques concernant la manière de mieux capitaliser les solutions locales et de soutenir les autorités locales dans la mise en place des services sociaux de base. « Notre vision est que la population du Sahel devienne porteuse de son propre développement, et les collectivités locales constituent le niveau gouvernemental le plus proche et le plus accepté par les citoyennes et citoyens », a expliqué Ronald Meyer, chef de la division Sahel et Afrique de l’Ouest du ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ). Lors de la session sur les initiatives transfrontalières dans la boucle du Liptako-Gourma, les participants ont examiné des exemples de solutions adoptées par les communautés locales.
 
Tout au long de l’atelier, les participants ont utilisé l’approche innovante « Labs » basée sur quatre étapes : 1) Recherche de sens afin de comprendre si les investissements actuels sont adaptés à un environnement en constante mutation ; 2) Intelligence collective : intégration d’une grande diversité de sources d’information pour aider les partenaires à comprendre les problèmes, élaborer de nouvelles solutions, promouvoir des processus inclusifs de prise de décision, et assurer une meilleure surveillance de ce qui se fait ; 3) Cartographie des solutions locales susceptibles d’accélérer le développement, en favorisant l’innovation de bas en haut ; et 4) Développement et expérimentation d’un portefeuille de solutions pour vérifier ce qui fonctionne et ne fonctionne pas.
 
Le Secrétariat du CSAO a participé à cet événement et mis à la disposition des participants ses analyses sur la coopération transfrontalière et les réseaux de gouvernance. Il a également partagé ses travaux sur les options de financement dans le domaine du climat qui s’offrent aux villes frontalières ; sur le rôle joué par les villes frontalières dans le processus d’intégration régionale ; et sur les frontières, la sécurité et le développement en Afrique de l’Ouest.

 

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