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Burkina Faso : pas de paix en vue

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Les femmes et les enfants ont été les cibles des dernières attaques terroristes dans le nord du Burkina Faso. 35 civils ont été tués lors de la première attaque, la veille de Noël, à Arbinda, dans la province du Soum de la région sahélienne ; presque toutes les victimes étaient des femmes. La seconde attaque, le 4 janvier 2020, lancée contre un bus, dans la province de Sourou, dans la Boucle du Mouhoun, a fait 14  victimes, dont 7 collégiens. Ces attaques sont les plus mortelles de ces cinq dernières années. « Chaque fois qu’un Burkinabè tombe à cause d’un acte terroriste, nous en ressentons toute la douleur, celle que ressent chaque mère, chaque père, chaque personne, qui perd un être cher », a déclaré le président Roch Marc Christian Kaboré dans un communiqué. Aucun groupe n’a revendiqué l’attentat. Auparavant, plusieurs attaques avaient été attribuées au Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM - Jamāʿat nuṣrat al-islām wal-muslimīn). En raison des troubles, près d’un demi-million de Burkinabé ont quitté leurs foyers pour aller vers le sud, principalement dans la région du Centre-Nord. Le nombre des personnes déplacées augmentent la pression sur les moyens de subsistance déjà fragiles des communautés d’accueil. Environ 1.2 million de Burkinabé font actuellement face à une situation de crise alimentaire alors que de nombreuses zones dans le nord du pays restent inaccessibles à l’aide humanitaire. Quelque 1 200 écoles ont été fermées dans les trois régions du nord. Depuis 2017, le gouvernement du Burkina Faso met en œuvre un plan d’urgence pour la région sahélienne ciblant quatre provinces (Oudalan, Séno, Soum et Yagha). Il a également renforcé son intervention militaire. Cependant, malgré les efforts nationaux, régionaux et internationaux pour contrer la menace terroriste, la fréquence des attaques a augmenté. Depuis avril 2019, elles ont fait plus de 250 victimes civiles au Burkina Faso.