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Flux financiers illicites : l'économie du commerce illicite en Afrique de l'Ouest

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L’Afrique de l’Ouest perd environ 50 milliards de dollars US chaque année en flux financiers illicites - un chiffre supérieur à ce qu’elle reçoit en aide publique au développement. Près de 80 % des flux financiers illicites provenant d’Afrique de l’Ouest sont générés par l’extraction illégale des ressources naturelles, principalement le pétrole. Le trafic de migrants est devenu une activité illicite dominante à travers le Sahel, générant plus de 100 millions USD par an. Environ 60% de la valeur marchande de tous les médicaments en Afrique de l’Ouest seraient attribuables à des médicaments contrefaits ou de qualité inférieure. Une nouvelle étude de l’OCDE analyse la nature de treize économies criminelles et illégales qui se recoupent et se renforcent mutuellement. Cette étude s’appuie sur une collaboration entre la Banque africaine de développement (BAD), le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), le NEPAD et la Banque mondiale. Elle identifie les réseaux et les moteurs qui permettent à ces économies criminelles de prospérer, en insistant particulièrement sur les acteurs et les motivations qui les soutiennent. L’étude souligne que l’espace CEDEAO ne manque pas de stratégies, d’initiatives et de déclarations. Étant donné l’échelle des économies criminelles dans la région, il est crucial d’hiérarchiser les priorités et de renforcer la mise en œuvre des législations nationales et régionales. Cependant, les décideurs ouest-africains auront besoin du soutien de leurs partenaires au développement. « Les pays membres de l’OCDE peuvent jouer un rôle beaucoup plus rigoureux et actif pour répondre aux économies criminelles et aux flux financiers illicites hors de la région »,  conclue le rapport.