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Le G5 Sahel appelle à un soutien international

Les présidents des cinq pays du G5 Sahel se sont réunis le 6 février à Niamey, au Niger, à l’occasion de la 4e session de la Conférence des chefs d’État. Les discussions ont porté sur les moyens d’assurer un financement durable de la Force commune du G5 Sahel récemment créée et chargée de combattre le terrorisme, les trafics de drogue et d’êtres humains, de rétablir l’autorité de l’État, de faciliter les opérations humanitaires et de contribuer aux actions de développement. « Étant donné la pression exercée actuellement par la situation sécuritaire sur les finances publiques des États membres, les chefs d’État invitent […] à mettre en place des ressources supplémentaires pour y faire face », indique le communiqué final. « Nous ne menons pas ce combat contre le terrorisme pour nos seuls peuples et nos seuls pays mais pour le monde entier », a déclaré le président nigérien, Mahamadou Issoufou, qui succède au président malien à la présidence du G5 Sahel pour un mandat d’un an. La Force conjointe a été officiellement créée lors d’un sommet extraordinaire, le 2 juillet 2017, à Bamako, au Mali, mais manque cependant toujours de fonds pour être pleinement opérationnelle. Les cinq pays sahéliens ont promis chacun 10 millions d’euros, ce qui représente environ 11 % des ressources de démarrage nécessaires (450 millions d’euros). L’Arabie saoudite a promis de surcroît 100 millions de dollars US, l’Union européenne 50 millions d’euros et la France 8 millions (principalement en équipement technique). Les États-Unis ont, quant à eux, annoncé une aide bilatérale de 60 millions de dollars US. Une conférence internationale de haut niveau sur le Sahel, co-présidée par le G5 Sahel, l’Union africaine et les États-Unis, se tient le 23 février, à Bruxelles. Celle-ci vise à lever des contributions supplémentaires pour combler les manques de financement. Les responsables du G5 Sahel ont approuvé à Niamey la mise en place opérationnelle de la Force conjointe, la création d’un fonds fiduciaire spécial, le manuel de procédures ainsi que l’intégration d’une école régionale de police au sein de l’école nationale de police du Tchad et la création du Collège de défense du Sahel en Mauritanie. Ils ont également annoncé un audit organisationnel pour faire avancer la restructuration de son Secrétariat permanent basé à Nouakchott. Les responsables du G5 Sahel ont nommé le Nigérien Maman Sidikou au poste de secrétaire permanent. Le Secrétariat permanent est chargé entre autres d’organiser, en collaboration avec le CILSS, une table ronde à Bruxelles (27-28 juin 2018) dans l’objectif de lever des financements pour le Programme d’investissements prioritaires (PIP G5 Sahel). La prochaine session ordinaire de la Conférence des chefs d’État du G5 Sahel est prévue en février 2019 à Ouagadougou, au Burkina Faso.

Communiqué final

Discours du président du Mali

4e revue du Secrétariat permanent - G5 Sahel