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Les pays du G5 Sahel ont lancé leur force militaire conjointe

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À la suite du feu vert accordé par les Nations Unies le 21 juin, les pays du G5 Sahel ont officiellement lancé une force militaire conjointe (FC-G5S) lors d’un sommet extraordinaire, le 2 juillet, à Bamako. Le président français, Emmanuel Macron, participait à cet événement. Il a confirmé le soutien français à cette nouvelle force et a souhaité que celle-ci soit efficace et mise en œuvre rapidement. Lors d’une conférence de presse commune avec le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, il a annoncé un soutien opérationnel à la logistique à hauteur de 8 millions d’euros, principalement en équipement (70 véhicules tactiques, matériel de transmission et équipement de protection), un soutien technique et des services de conseil. Par ailleurs, il a confirmé une augmentation des aides au développement pour le Sahel, via l'Agence française de développement, àeraison de 200 millions d'euros sur cinq ans. La nouvelle force devrait être pleinement opérationnelle d’ici octobre 2017 en dépit du fait que son financement n’est que partiellement assuré. L’Union européenne a promis quelque 50 millions d’euros. Chaque membre du G5 Sahel contribuera à hauteur de 10 millions d’euros. Le budget total de la nouvelle force est cependant estimé à 423 millions d’euros, ce qui signifie qu’aujourd’hui, un peu moins de 25 % des ressources financières nécessaires sont couvertes. La France cherche des partenaires financiers supplémentaires pour soutenir l’Alliance sahélienne auprès notamment de l’Allemagne, de la Banque mondiale et du PNUD et en fera une des priorités de sa présidence du Conseil des Nations Unies en octobre. À la suite des négociations entre la France et les États-Unis, les Nations Unies ont entériné, le 21 juin, la Résolution 2359 (2017) qui approuve « le déploiement de la FC-G5S à travers les territoires des pays participants, pouvant comprendre jusqu’à 5 000 professionnels militaires et policiers, dans l’objectif de rétablir la paix et la sécurité dans la région sahélienne ». Cependant, cela n’inclut aucun engagement financier international. Au contraire, la résolution « rappelle que les « États du G5 Sahel ont la responsabilité de fournir les ressources nécessaires à la FC-G5S » et « appelle la FC-G5S, la MINUSMA et les forces françaises à assurer la coordination appropriée ». Environ 15 000 soldats, dont 4 100 soldats venant du Burkina Faso, du Niger et du Tchad sont actuellement intégrés à la force internationale de maintien de la paix, la MINUSMA. L’opération militaire française, «Opération Barkhane », compte 4 000 soldats français et la nouvelle Force conjointe du G5 Sahel devrait mobiliser 5 000 soldats et policiers. Le président tchadien, Idriss Deby, a exprimé sa réticence à engager davantage de troupes sans un soutien international fort. Une conférence internationale de donateurs sera organisée dans les prochains mois. Au-delà des questions de financement, la nouvelle force conjointe doit répondre à des défis majeurs liés à la coordination et à l’harmonisation des échanges entre les services de renseignement des cinq pays sahéliens.

 

Déclaration finale du sommet 

Conférence de presse commune France-Mali

Résolution 2359 (2017) des Nations Unies