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Mini-sommet sur les migrations à Paris

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Les responsables africains et européens (Allemagne, Espagne, France, Italie, Libye, Niger et Tchad) se sont réunis le 28 août à Paris pour discuter de la meilleure manière d’affronter les flux migratoires en provenance d’Afrique vers l’Europe. Faisant suite au sommet de Valletta sur les migrations de 2015, ils ont décidé un plan d’action à court terme pour réprimer les réseaux de passeurs et stopper les migrations illégales via la Libye qui atteignent l’Italie et les autres pays européens. Les responsables européens ont notamment réaffirmé leur volonté de soutenir les institutions gouvernementales et de renforcer les moyens de contrôle aux frontières au nord du Tchad et du Niger pour stopper ces migrations illégales. Les puissances européennes ont également décidé de mieux coordonner leurs efforts visant à créer une unité politique en Libye. Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, et le président du Tchad, Idriss Déby, ont tous deux souligné les causes profondes des migrations illégales et ont appelé à davantage de soutien pour lutter contre la pauvreté et l’insécurité dans leurs pays respectifs. Le président français, Emmanuel Macron, a déclaré que la crise migratoire « était un défi pour l’Union européenne et l’Union africaine » qui devait être abordé avec « solidarité, humanité et efficacité ». Dans son discours, la haute représentante et vice-présidente de l’UE, Federica Mogherini, a réaffirmé l’engagement de l’Union à aider les pays africains à faire face au retour des demandeurs d’asile et à empêcher de futurs flux migratoires. L’UE finance à hauteur de 100 millions d’euros des centres de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) dans quatorze pays africains, dont la Libye, le Niger et le Tchad. Selon l’OIM, près de 100 000 personnes en provenance d’Afrique sont arrivées en Italie depuis le début de 2017.  Environ 2400 personnes sont mortes ou portées disparues en Méditerranée.

 

Déclaration commune