Image: 
Title: 

Vers l’extrémisme en Afrique

Pendant deux ans, le Bureau régional du PNUD pour l’Afrique a mené une étude pour comprendre le ralliement de certains individus aux groupes extrémistes majeurs en Afrique. S’appuyant sur des centaines d’entretiens avec des militants de ces mouvements, les résultats de cette étude sont publiés sous la forme d’un rapport intitulé « Vers l’extrémisme en Afrique : facteurs, motivations et éléments déclencheurs du recrutement ». Selon cette étude, le profil type de la recrue est un individu marginalisé et négligé depuis l’enfance, provenant des zones frontalières ou de régions périphériques elles-mêmes marginalisées depuis des générations, frustré économiquement et en besoin urgent d’emploi. Le ressentiment à l’égard du gouvernement et de l’État est également un facteur majeur ; pour 71 % des personnes interrogées, une action gouvernementale a été l’élément déclencheur qui les a fait rejoindre un groupe extrémiste. L’étude note également que le facteur religieux n’est pas le facteur principal et qu’au contraire un niveau élevé en études religieuses réduit la probabilité d’être enrôlé. Selon les estimations du PNUD, quelque 33 300 personnes ont perdu la vie dans des actes extrémistes violents perpétrés en Afrique entre 2011 et début 2016. Un livre et une exposition photographique ont été réalisés pour accompagner l’étude.