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Le sommet du CILSS axé sur les réformes

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Les responsables du CILSS se sont réunis le 7 février, à Niamey, pour la 18e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement. Six présidents (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad) ainsi que le Premier ministre du Togo participaient à cet événement, organisé tout juste après le sommet du G5 Sahel. Les discussions se sont focalisées sur la manière de faire avancer les réformes pour cette institution vieille de 45 ans ainsi que sur les moyens de trouver un financement durable. Les responsables du CILSS se sont réengagés à régulariser les paiements dus et à garantir le paiement de l’adhésion. L’institution reste cependant lourdement dépendante des financements externes. Rallier les services davantage à ses membres pourrait être un premier pas pour changer cette situation. Dans leur communiqué final, les responsables du CILSS ont donc décidé de renforcer le soutien politique des pays membres aux actions du CILSS afin d’augmenter la visibilité et l’impact du travail du CILSS au niveau national. Ils se sont par ailleurs engagés à renforcer la coopération avec les autres organismes régionaux tels que la CEDEAO, l’UEMOA, la CEEAC-CEMAC, le G5 Sahel ainsi que l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte. Le Soudan a été admis comme membre du CILSS, devenant ainsi le 14e pays membre. L’institution a progressivement élargi sa couverture géographique du Sahel aux pays côtiers. À ce jour, le CILSS compte huit pays côtiers, cinq pays sans littoral et un groupe d’îles (Cabo Verde). Avec le Soudan, le CILSS renforce sa base sahélienne et sa mission d’origine qui est de combattre la désertification et de mieux maîtriser les sécheresses, conformément à son slogan : « Un autre Sahel est possible! ». La nouvelle configuration de ses membres va cependant rendre plus complexe sa collaboration avec la CEDEAO. En effet, le CILSS qui est souvent considéré comme le bras technique de la CEDEAO, compte désormais trois pays non membres de la CEDEAO (Mauritanie, Soudan, Tchad). La présidence tournante est passée du Mali au Burkina Faso, avec le président burkinabè, Christian Roch Kaboré, devenant le nouveau président en exercice du CILSS. Son ministre de l’agriculture, Jacob Ouédraogo, est le nouveau ministre coordinateur, chargé de conduire le processus des réformes, en collaboration avec le secrétaire exécutif du CILSS, Djimé Adoum.